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jeudi 27 février 2014

Municipales à Lyon : Pourquoi m'engager ?

Pour la première fois, je vais me présenter le 23 mars devant les citoyens pour les élections municipales. Mon nom apparaîtra tout en fin de liste sur le 7e arrondissement. Cela signifie qu'en aucun cas je ne serai élu, à moins que nous obtenions 100% des votes.
Certains sont surpris que j'apporte un soutien sans contrepartie à un candidat qui n'est pas de mon parti. Je veux partager avec vous mon regard sur la politique et sur cette situation et je préciserai pourquoi mon choix se porte sur Gérard Collomb.
Alors pourquoi m'engager dans cette campagne à une place non éligible ?


La vie politique se résume trop souvent à la recherche de postes. Chacun joue des coudes pour obtenir une place au soleil, tout se négocie. Ce fonctionnement fait partie du système démocratique, et il nous est utile. Chaque candidat doit trouver des alliés s'il veut l'emporter, il doit rassembler au-delà de son camp.
Par ailleurs chaque parti a une responsabilité envers les citoyens : les écouter, les représenter et exprimer une position claire. 

J'aime particulièrement la démocratie locale. Je ne me suis pas engagé en politique pour rendre ma vie meilleure,  mais pour améliorer celle de toute la communauté. J'ai envisagé de laisser passer les municipales, j'ai beaucoup d'autres choses à faire. Mais je ne peux pas traiter avec dédain une élection si importante.

Le MoDem a choisi de ne pas présenter une liste indépendante, car cela n'aurait pas servi les intérêts de la ville. Ce n'était pas le meilleur moyen de faire gagner nos idées. Nous devions trouver la bonne manière de servir nos citoyens pour les six prochaines années.
J'ai donc interrogé tout mon entourage et des citoyens rencontrés dans la rue sur leur perception du maire sortant. Ils sont satisfaits, Lyon est dynamique, agréable à vivre, bien gérée. Les reproches faits à Gérard Collomb portent sur la gouvernance : il laisse peu de place pour que d'autres acteurs politiques s'épanouissent. François Bayrou a fait plusieurs fois son éloge dans ses livres, il a dit lorsque je l'interrogeais à son sujet qu'une ville comme Lyon a besoin d'un maire qui sache diriger.

Un bon bilan ne me suffisait pas. Le Parti Socialiste est parfois fermé, François Bayrou en a fait les frais. Je me suis rapproché de Fouziya Bouzerda, une élue MoDem qui a rejoint l'équipe de Gérard Collomb car il s'est montré à l'écoute, intéressé par ce que le centre peut apporter à son équipe. D'ailleurs, plusieurs élus du MoDem font partie de la majorité sortante.

Je rejoins donc une équipe compétente, qui représente un rassemblement large. Dans le 7e arrondissement, notre tête de liste, Myriam Picot, est issue de la société civile. Son engagement citoyen, associatif et professionnel en font une candidate de grande valeur.

En ce qui concerne le projet, j'ai comparé les propositions des principales listes. Certains se prétendent du centre : leurs propositions ne sont pas crédibles pour la plupart, et elles ignorent souvent les réalités tant sur la vie quotidienne des Lyonnais que sur les compétences de l'agglomération. A droite, je constate un casting décevant (beaucoup moins humaniste que l'équipe de Gérard Collomb) et des propositions fortes que je ne partage pas du tout, comme creuser une nouvelle ligne de métro en plein centre. Finalement, le discours de la droite se limite souvent aux problèmes nationaux car ils manquent d'arguments locaux.
J'arrive à la conclusion que Gérard Collomb est le meilleur candidat pour Lyon. Il porte les valeurs du centre, son projet est humaniste, il permettra une prospérité mise au service de tous. Sa vision de la ville donne la priorité au bien être des habitants et au "vivre ensemble".


J'ai donc décidé de m'engager dans la campagne. Ce que j'attends en retour, c'est que ma ville soit bien conduite pendant les six prochaines années.

mercredi 5 février 2014

Retour sur le premier Atelier de l'Espoir

Hier, nous avons tenu la première réunion des Ateliers de l'Espoir. Nous étions 5 pour parler de l'éducation. A partir de nos témoignages personnels, nous avons tenté de comprendre la situation dans les Zones d'Education Prioritaires. 

Ce qui nous a frappé, c'est que notre constat n'a rien de nouveau. Pourtant il semble complètement ignoré des élus en place pendant les 20 dernières années. Quel que soit notre âge, sur une période de 10 ans, nous avons vécu des expériences similaires. Au coeur de nos parcours, on retrouve le manque de compréhension, d'écoute, d'accompagnement et de confiance envers les élèves.
J'ai été surpris par l'importance du collège dans le parcours scolaire, alors que je n'y pensais pas en arrivant à cet atelier. J'ai personnellement appris des choses, et nous avons fait émerger des idées originales. Elles ne sont encore qu'au stade de l'ébauche, mais notre rencontre du 25 février permettra de les approfondir et peut-être de les expérimenter localement.

Ce premier Atelier de l'Espoir a été pour moi un véritable encouragement. C'est entre citoyens, au plus près du terrain que nous pouvons reprendre l'initiative sur l'évolution de notre société. L'Elysée et Matignon n'ont pas réussi à donner de nouvelles perspectives aux jeunes des ZEP, alors nous essaierons de le faire depuis le cœur de Vénissieux. 
Ce n'était qu'un début, nous avons des années devant nous. La tâche que nous devons accomplir est immense, car nous partons de très bas avec l'objectif d'aller très haut. Mais nous avons la conviction pour moteur et l'espoir pour carburant, et nous ne manquons ni de l'un ni de l'autre.

mardi 3 décembre 2013

La démocratie participative : une utopie, une mode ou une pratique durable ?

Jeudi 21 novembre, j'ai eu l'opportunité de participer à un atelier sur les déchets organisé par l'association Anciela. Les participants étaient soit des personnes impliquées dans la vie associative, soit des citoyens qui voulaient agir à leur niveau. Par petits groupes, nous étions invités à réfléchir au problème et à ses causes. Ensuite chacun devait penser à une idée puis la partager pour la faire avancer collectivement.

Avec les Jeunes Démocrates du Rhône, nous cherchons à lancer une démarche similaire, en élargissant les thématiques à tout ce qui touche les Français. Je reviendrai sur ce sujet dès que nous serons prêts. Lors de cette expérience écologique, j'ai constaté que les idées qui émergent sont parfois innovantes et prometteuses. Le dialogue permet de les enrichir ou de les transformer.
Quand il s'agit de passer à l'action, c'est moins simple. L'assemblée ne donne pas vraiment suite aux idées considérées trop ambitieuses. Pour les autres, des volontaires se regroupent et proposent d'agir ensemble autour de l'idée qui leur a plu.

Une idée citoyenne

Avant de vous livrer mon analyse sur la démocratie participative que représentent de tels ateliers, je vais illustrer la démarche par l'idée qui m'est venue. Evidemment, elle s'est nourrie de pratiques existantes et de tendances de fond.
Je suis parti d'un constat : nous sommes globalement satisfaits de la société de consommation facile et pour la plupart nous ne voulons pas y renoncer (c'est pas très écologiquement correct de dire ça, je sais). Notre société ne peut pas fonctionner avec une production exactement égale à notre consommation, il est donc inévitable que nous produisions des déchets. La nature elle-même produit en abondance, comme l'illustre le fruit qui pourrit sans devenir un nouvel arbre ni être mangé. Chaque "déchet" de la nature est une ressource. Pour vivre dans l'abondance et sans polluer, nous devons réussir le même miracle.
Jusqu'ici rien de neuf, ça s'appelle l'économie circulaire.
Pour les déchets alimentaires, il y a le composte et encore mieux, la méthanisation. J'ai plein de choses à dire là dessus, cela fera l'objet d'un autre article. Je suis resté sur le non-alimentaire.
Comment faire de nos déchets des ressources ? Cet objectif dépasse le recyclage : lorsque vous produisez une trottinette avec 150 canettes en aluminium, vous avez toujours besoin de canettes pour lesquelles vous prélevez encore des ressources naturelles. Le cycle du verre s'approche de notre idéal, mais le processus pollue.
J'ai donc suivi une piste différente : la ré-utilisation. Dans notre tri sélectif, nous pourrions séparer les déchets destinés à la réutilisation. L'exemple type de cette pratique, ce sont les bouteilles consignées qui sont collectées dans d'autres pays Européens. Imiter ce que nos voisins font bien serait déjà une piste de progrès.
En creusant, je me suis dit qu'on pourrait aller plus loin : développer avec les grandes marques des emballages universels re-conditionnables et personnalisables (pour réconcilier le marketing et la planète). Le premier pas peut être fait par les collectivités locales en changeant la manière de collecter le verre pour récupérer les contenants sans les casser. Pour la suite, les associations de consommateurs, les inventeurs de labels, les précurseurs écologistes peuvent être les moteurs du changement. Un ingrédient est indispensable pour que cette idée fasse son chemin : la volonté politique.

L'indispensable pouvoir

Cela nous ramène à mon analyse sur la démocratie participative. Si les actions entreprises se limitent à produire des idées, ce n'est rien de plus qu'un débat. Si elles engendrent des actions individuelles ou collectives locales et limitées, il s'agit du fonctionnement associatif habituel de la société civile ou des entreprises. Ce sont là des composantes essentielles de notre société, qu'on ne me fasse pas dire le contraire. J'aime le débat et je m'implique dans la vie associative.
Toujours est-il que la démocratie participative implique obligatoirement un aspect politique. Dans le cas contraire l'usage d'un mot qui signifie "pouvoir du peuple" n'a aucun sens. Jusqu'ici, je cherche à affirmer que le "peuple" peut "participer" aux choix de société, proposer des idées de qualité, les confronter à la réalité. Je veux maintenant évoquer le pouvoir qui décide et qui met en application.
Je ne crois pas que le citoyen doive décider de tout en permanence. Moi même, je crois avoir une certaine fibre politique, et je sais qu'être consulté toutes les semaines pour voter au sujet de toutes les affaires publiques m'agacerait vite. La république est un bon système, nous donnons mandat à des professionnels (dans le sens qu'ils doivent / devraient s'occuper à plein temps de leur charge) pour prendre les décisions d'intérêt public et les faire appliquer.
Il faut donc concilier la participation citoyenne au pouvoir républicain. En d'autre termes, la démocratie participative ne peut exister qu'à travers des élus qui décident de jouer le jeu. L'envie de faire de la politique autrement ne va jamais loin si elle n'est pas partagée par ceux qui ont déjà le pouvoir.

Bref...

Utopie, mode ou pratique durable ? Toute innovation sociétale commence en étant une utopie. Il est probable que certaines personnalités se soient servies de ce concept et l'ait traité comme une mode pour gagner des voix et obtenir du pouvoir. Ils se sont ensuite vite coupé des citoyens et n'ont rien changé à la démocratie française. Mais je suis convaincu que la démocratie participative deviendra une pratique durable. Elle est même indispensable dans une France qui sent qu'elle ne peut que subir les changements qui lui semblent toujours défavorables.

Il y a aujourd'hui des élus, comme le député Jean Lassalle dont la marche se termine le 14 décembre, qui veulent faire émerger cette utopie. En tant qu'élus locaux, les centristes devront suivre son exemple. Concrètement, il s'agira d'organiser des réunions de réflexion ouvertes à tous selon le modèle que j'ai donné ici en exemple. Au sein du MODEM, je m'engage à travailler pour que la démocratie participative fonde notre action politique et notre légitimité républicaine à long terme.
Et vous, avez-vous décidé de quelle manière vous participerez à la démocratie ?


lundi 11 novembre 2013

Le devoir de mémoire et le devoir de paix


Ce lundi, quelques centaines de Lyonnais sont venus assister à la célébration de l' armistice signé il y a 95 ans. Cette commémoration est présidée par Gérard Colomb et Jean-François Carrenco.
Les officiels

4 ans de guerre, une promesse "plus jamais ça" qui n'a pas été tenue, une grande réconciliation européenne plus tard, cette tragédie semble bien loin de nous.
Pourtant le public est jeune, des enfants accompagnent la cérémonie de leurs chants. Les parents sont venus avec leurs enfants pour que leur génération n'oublie pas. C'est qu'il n'est pas uniquement question de notre passé, de notre histoire.
La chorale d'enfants

L'Europe est à nouveau troublée,  secouée par la crise, fragilisée par la montée des extrémismes. La paix est considérée par les nations européennes comme un acquis. Je voudrais poser une question que beaucoup balaient comme une absurdité : que se passera-t-il si l'extrême droite et l'extrême gauche arrivent au pouvoir dans deux pays voisins ?
Les discours

En France, l'Union Européenne est accusée de tous nos maux, les élections de l'année prochaine risquent de battre un record d'abstention, l'extrême droite risque d'entrer en force au parlement européen. 2014 pourrait être une nouvelle année funeste.
La paix, comme l'amour dans un mariage, doit être entretenue à chaque instant pour durer. Elle est la condition pour un avenir meilleur, elle nous renforce et nous protège.

La remise de médailles

Le chômage, la précarité, la peur de l'avenir, la dette accablante, le système social en déficit, ces problèmes  sont communs à tous les peuples européens. Nous pourrons les résoudre tous si nous restons unis, si le pragmatisme prévaut sur les idéologies.
Nous avons hérité d'une Europe unie, au prix de millions de morts. Quel prix  devons nous payer pour la préserver ? L'espoir et le vote. C'est en mai 2014 que nous devrons honorer notre devoir de mémoire.

Je conclurai ainsi :
Aux urnes citoyens,
Sauvez vos élections.


vendredi 27 septembre 2013

En direct de l'Université de Rentrée du MoDem

Dans cet article, je partage en direct de Guidel le déroulement de l'Université de Rentrée 2013.

Vendredi, 16h

 Après un trajet de 880 km, nous arrivons dans un centre de vacances. Je passe 1h à récupérer un bracelet passe partout et à m'installer. L'endroit est charmant, les militants commencent à arriver en nombre. Un apéritif est disposé à l'accueil, je passe devant et je file vers les salles de réunion.

Vendredi, 17h

Pour commencer, je choisis une initiation à l'urbanisme. Nous sommes une dizaine avec la formatrice, qui nous explique les règles de l'art et partage son expérience du terrain. Chacun évoque ses enjeux locaux et pose des questions précises. Qu'on soit dans une association, l'opposition où une équipe municipale, cette formation nous outille pour  influencer l'aménagement de notre commune. C'est pragmatique et concret, on touche du doigt le sens de notre engagement politique.
A retenir ! Au fil d'exemples, une idée reçue est battue en brèche : détruire les grands ensembles de barres et de tours permet de construire une habitat à la fois plus dense et plus agréable. On retrouve paradoxalement une ambiance village chère aux habitants, en ayant moins d'espace non bâti.

Vendredi 18h30

J'enchaîne avec une formation sur la gestion des services publics. La salle est pleine avec près de 30 auditeurs, de plus en plus nombreux à rester debout au fond.
La majorité des militants est à la plénière pour écouter une conférence sur la situation en Syrie. Les UR nous imposent de choisir ce à quoi on assiste, car il y a 6 réunions en simultané.
L'échange porte sur la délégation de services publics. La relation entre le public et le privé est inégale, la plupart des communes ne peut pas trouver des ressources humaines équivalentes à celles des grandes entreprises. Dans cette situation, protéger les intérêts des administrés est bien compliqué, car il faut contrôler un prestataire dont on ne peut plus se passer.
L'ambiance est plutôt à l'inquiétude, je me rends compte que la gestion publique échappe en partie aux acteurs politiques. 
Après 30 minutes, je découvre que j'assistais à la fin de la formation précédente, sur le financement des communes. Cela souligne à quel point les sujets sont imbriqués.
Après l'inquiétude nous allons donc passer aux solutions, le moral remonte.
Nous explorons les formes de structures publiques locales avec leurs points forts et faibles. Avec plaisir, je vois que l'innovation existe dans ce domaine. Les collectivités locales apprennent à concilier la gestion publique, le jeu de la concurrence et le recours aux délégataires pour optimiser leurs services.
A retenir ! Les élus ont un réel pouvoir pour faciliter la vie des citoyens, mais ils doivent pour cela manipuler des objets juridiques complexes. La clé, c'est leur degré d'implication dans la recherche de solutions.

Vendredi, 20h30

Un bon repas, et l'occasion de discuter avec des responsables de fédération.
On se dépêche de manger pour assister au conseil national du parti. Les jeunes se réunissent à l'entrée de la plénière, c'est une occasion rare dont nous allons profiter !

Vendredi, 22h

Le conseil commence enfin. La salle est pleine, une partie de la salle reste debout. François Bayrou ouvre la réunion, l'échange avec les militants est chaleureux.
D'entrée, le rapprochement des centres est évoqué. Sans renier notre indépendance et le chemin que nous avons parcouru, une relation forte entre le MoDem et l'UDI est pertinente.
Nous ne sommes pas dans un retour en arrière, car la situation que nous vivons est unique. Nous sommes au milieu d'une UMP à l'attitude ambiguë vis-à-vis de l'extrême droite et d'un gouvernement incapable de réformer avec courage, en particulier les retraites et la moralité de la vie publique.
Notre devoir est de rassembler toutes les forces disponibles au service d'une vision d'avenir et de l'intérêt de la France.
Nous devons montrer aux Français que nous ne sommes pas isolés. Il faut faire table rase du passé et regarder l'avenir.
Après 2h30 d'échanges, il est clair que le MoDem veut le rassemblement sans changer son identité. Pas de ralliement systématique à droite ou à gauche, pas de renoncement sur nos idées et nos valeurs. Nous formerons un centre riche de nos différences et de nos convictions, qui existe par sa force plutôt que par le bon vouloir des autres partis.


Samedi, 0h30

Le conseil se termine. La journée a été longue et riche. Celle de demain le sera aussi, je vais me reposer.

Samedi, 9h

Les formations reprennent, pendant que les JDEM tiennent leur conseil national.
Encore une fois il faut choisir, j'assiste à une conférence sur les bonnes pratiques en campagne municipale.
Des élus partagent leur expérience et nous expliquent comment ils mobilisent les habitants de leur commune. La démarche n'est pas politicienne mais citoyenne, l'écoute ressort comme un acte central dans la campagne.
Une question très intéressante reste ouverte : comment intéresser à la politique ceux qui n'écoutent jamais les informations ? Le porte à porte, la relation personnelle sont une piste à expérimenter.
A retenir ! On peut résumer l'idée de fond de cet atelier par cette formule : une campagne doit être une rencontre entre un candidat et une population.

Samedi, 11h30

Je retrouve les JDEM à côté de la salle plénière. Il n'y a plus de place à la conférence sur l'Europe. Nous en profitons pour réunir les responsables de Rhône-Alpes et organiser une convention régionale. En une heure, nous définissons la date, le lieu et le programme.
Chacun s'engage à préparer une partie de la journée, le rythme va rester soutenu. C'est vrai que dans UR il y a rentrée. Le sens de notre rassemblement est bien de préparer une année politique qui sera intense.

Samedi, 12h30

Je trouve une place à la plénière sur l'Europe. La salle écoute l'intervenant en silence, le sujet est important pour tous et ça se sent immédiatement.
Il est question de l'avenir et des racines de notre identité européenne. Nous devons relancer le projet par un nouveau choix de valeurs et une nouvelle définition de l'intérêt général. Sommes nous capables de porter un intérêt général européen ?
Le besoin de réformer l'Union Européenne est une donnée d'entrée, tout le monde en est convaincu dans l'audience. Nous devons être les porteurs de cette réforme, car nous avons une ambition forte pour l'avenir et le réalisme de voir les problèmes en face, de les affronter au lieu de les fuir.
Notre projet pour l'Europe doit être profondément démocratique. Les deux piliers de notre identité sont présents dans cette idée.
Au moment où taper sur l'Europe est à la mode, notre parti est fier de la défendre et convaincu du rôle clé qu'il doit jouer dans le débat.
Francesco Rutelli conclut la séance par des questions ouvertes sur notre relation avec les libéraux Européens et l'engagement de chaque pays à jouer selon des règles communes. Il affirme que nous sommes contre la technocratie et le populisme, et que nous devons porter ce message aux jeunes génération à qui les noms de Delor et Monnet ne parlent plus.

Samedi, 14h 

La conférence se termine. Les journalistes se pressent vers nos têtes d'affiche. Je vois un groupe de JDEM en pleine discussion sur la marche de Jean Lassalle. En montant vers le réfectoire, je trouve François Bayrou face à la caméra du Petit Journal. Quand il s'en va, d'autres journalistes les félicitent : "vous êtes les seuls à avoir obtenu une interview !".

Samedi, 15h15

Après avoir mangé un sandwich sur la plage avec les JDEM, je reviens en plénière pour une conférence sur l'état de l'économie française.
Nous avons pris du retard, il faut attendre un peu. J'entends mes voisins débattre sur la consultation interne et le rapprochement du centre. Chacun s'implique émotionnellement, les échanges sont passionnés. Ici la politique nous occupe à chaque instant.

Samedi 16h

Après quelques minutes sur l'économie de la France, je décide d'aller à l'atelier sur la réforme des rythmes scolaires.
Les points de vue se confrontent entre élus, enseignants et associatifs. La vitesse de la réforme est la principale difficulté, et tous expriment les mêmes souhaits pour le bien-être des enfants.

Samedi 17h

En attendant le prochain atelier, je prends du temps pour discuter avec d'autres militants. Le rythme est soutenu depuis hier et cette pause est bienvenue.

Samedi, 18h20

Le débat avec Jean-François Kahn est annulé. J'en profite pour aller à un atelier sur l'Europe des territoires. J'arrive 20 minutes en retard, nous sommes peu nombreux.
Nous échangeons sur la commission des régions, une structure décentralisée qui semble bien correspondre à notre envie d'une Europe plus proche du terrain. Le fonctionnement n'est pas simple et les élus Français doivent apprendre à y naviguer.
En 1h40 de dialogue, nous comprenons mieux cette structure et son intérêt. Il reste une chose à faire : aller voir. L'ADLE est porteuse d'un projet que nous partageons pour la réussite économique et sociale de l'Europe, mais ce sont les territoires qui doivent le réaliser.

Samedi, 21h30

Après un bon repas et un dialogue passionnant avec l'intervenant du dernier atelier, je vais à la plénière écouter Axel Kahn et Jean Lassalle sur leurs voyages.
Le témoignage de ces hommes d'idéaux nous communique de la bonne humeur. La salle est pleine, les visages sont souriants, nous allons passer une bonne soirée.
Avec bonne humeur, nos marcheurs nous racontent leurs galères. C'est l'histoire d'une rencontre avec le peuple français. Ils ont observé et écouté, ils présentent un constat cru, plein d'affection et d'empathie. Ils nous décrive une France qui souffre.

Dimanche, 1h

Jean Lassalle retrouve une vingtaine de JDEM à l'accueil. Il nous écoute puis nous encourage à poursuivre ce qu'il a commencé avec sa génération. Il nous rappelle que tous les grands partis d'aujourd'hui étaient petits hier ; il nous engage à croire en notre réussite, à rendre l'espoir aux Français.
Pendant 1h30 nous l'écoutons attentivement, puis son équipe lui rappelle qu'il faut dormir pour reprendre un peu de forces avant de repartir.

Dimanche, 10h30

Les journalistes fourmillent autour de la salle plénière. Je reconnais une journaliste d'I-télé qui est en direct. La conférence sur la sécurité a pris du retard, mais le discours de clôture doit impérativement se tenir à 11h30.

Des JDEM sont réunis à côté de l'estrade, nous serons derrière François Bayrou. Antoine Carette est invité à intervenir en premier, les UR arrivent à leur fin.


Dimanche, 13h30

François Bayrou termine un discours d'1h30, dense et impactant. Il a fait des propositions, évalué l'action gouvernementale, lancé un appel aux écologistes déçus l'EELV, expliqué le rassemblement du centre. Nous sommes remontés pour l'année, combatifs, et nous l'exprimons par une Marseillaise chantée avec force.
Il est temps de manger et de prendre la route. Il faudra plus de 8h30 pour revenir à Lyon. 

Lundi, 0h30

Nous arrivons enfin, fatigués mais contents du weekend. Une dernière satisfaction, nous avons fait le chemin du retour en consommant seulement 4,3L / 100 km grâce à l'éco-conduite.

samedi 31 août 2013

Rom bashing : l'overdose

Bonne nouvelle pour les enfants et petits enfants d'immigrés, la droite "décomplexée" a trouvé un nouveau bouc émissaire : les Roms.
Alors que le nombre de chômeurs a atteint la valeur record de 3,28 millions, Valeurs Actuelles nous explique que LE problème du moment pour les Français, ce sont les Roms. Je ne m'exprime pas ici pour défendre cette population, mais pour qu'on arrête de nous raconter n'importe quoi.

Le sens des proportions

On estime à 20 000 le nombre de Roms installés en France. A titre de comparaison, notre pays a accepté en 2012 10 028 demandes d'asile sur 61 468. Ce qui rend les communautés d'Européens sans abris si visibles, c'est qu'elles vivent groupées dans des bidonvilles. C'est indéniablement un problème pour les riverains, je ne prends pas à la légère les nuisances qu'ils subissent. Au fond, peu importe l'origine de ceux qui occupent ces lieux de vie insalubres, l'impact sera le même. 
Faut-il pour autant en faire un débat national ? Je ne crois pas, les équipes municipales que nous allons renouveler en 2014 devront par contre proposer des solutions.

Il n'y a de richesses que d'hommes

Je suis frappé de trouver cette formule de Jean Bodin au dessus du titre violent de Valeurs actuelles. Les journalistes de cette revue auraient dû s'en rappeler, cela les aurait aidés à mieux identifier le problème à traiter. Peut-être auraient-ils écrit "Misère : l'overdose".
Le chômage, la délinquance, les déficits publics et la dette gangrenaient la France bien avant l'arrivée des Roms. Les quatre sont liés, et ils provoquent un lot insupportable de souffrances à notre nation. Nous avons besoin d'un débat national centré sur eux, de réformes audacieuses et ambitieuses plutôt qu'habiles et injustes. J'écrivais dans ce sens le 24 juin au sujet de la réforme fiscale.

Il y a un ennemi commun que le personnel politique, les médias et l'ensemble de nos concitoyens doivent combattre. Ce ne sont pas les pauvres, c'est la pauvreté.

lundi 26 août 2013

Une rentrée pour la démocratie

Le mois d’août touche à sa fin, et la France sort de son repos estival. Comme leurs concitoyens, les militants ont profité de cette pause. Ils vous ont laissé faire votre marché tranquille, oublier les choses sérieuses et savourer le soleil. Certains prétendront qu'ils faisaient pareil, mais il ne faut pas se fier aux apparences : ils prenaient des forces pour ne plus vous lâcher jusqu'au prochain été !
Je suis injuste en parlant à la troisième personne. C'est ma première rentrée en tant que responsable local pour le MODEM, et j'ai hâte de reprendre les tracts, les réunions, l'interpellation de mes concitoyens. L'année qui commence sera particulièrement intéressante pour notre génération, démocrate.

Etre présents et visibles

Dès le début de l'automne, les grands partis renfloués à coups de millions seront partout. Leur message sera simple : nous sommes les plus nombreux et les plus forts, suivez-nous ! Les nuisibles aussi seront là, moins puissants mais plus virulents. Ils appelleront les Français à "prendre" le pouvoir, l'argent, le travail, par la force et chacun pour les siens. 
Et nous modestes centristes, nous devrons proclamer l'ennuyeuse voix de la solidarité, de la persévérance, de l'effort. Cinq devront faire plus de bruit que cinquante, faire preuve dans leur militantisme de solidarité, de persévérance, d'effort. J'aime militer pour notre parti alors qu'il est minoritaire et affaibli car j'y trouve ceux qui me donnent de l'espoir pour la France. Nous ne sommes pas un peuple qui abandonne ses idéaux dans l'adversité. Aussi bas que puisse tomber notre nation elle saura se relever, les centristes en sont l'illustration.

S'ancrer localement

Aux yeux des Français, les simples militants que nous sommes sont presque invisibles. Notre leader est souvent accusé d'être seul, de n'avoir personne sur qui s'appuyer. Nous allons devoir changer ça. 
Trop longtemps nous avons espéré relever le pays depuis le palais de l'Elysée. Après 2007 nous pouvions y croire, mais les résultats de 2012 ont rappelé le MODEM à ses devoirs. J'ai entendu trop de personnes nous reconnaître lorsque je précisais "le parti de François Bayrou". Je le soutiens dans tous ses choix, il m'a donné l'envie de m'impliquer en politique, mais c'est de bâtisseurs qu'il a besoin, pas d'un fan club. 
Nous sommes au pied du mur avec nos briques et nos truelles : il nous faut des projets et des élus locaux pour convaincre les Français. C'est dans chaque quartier que nous devons agir, témoigner par nos résultats qu'il existe encore une alternative crédible au déclin et aux partis nuisibles.

Mettre les ego au placard

L'espoir qu'un "homme providentiel" fera gagner le centre à Lyon est une illusion dont il faut nous détourner. 2012 a marqué notre nouvelle naissance, avec le départ des "notables" du centre. Nous sommes un parti citoyen, qui favorise le meilleur choix pour la communauté et refuse de se plier aux stratégies égoïstes sans doute plus rentables. François Bayrou l'a prouvé au prix de son mandat. 
L'actuel bureau des Jeunes Démocrates du Rhône a défini ses orientations 2013 - 2015 ainsi : impliquer, former, grandir. Nous ne construisons pas des carrières personnelles, mais une force collective. Cette année, les militants ne seront pas les figurants, mais les acteurs principaux. L'étiquette de notre parti, sa philosophie compteront plus que les noms sur nos affiches. Voilà notre identité "démocrate", car la France compte plus que nos ego.

Cette rentrée est exaltante : peu importent les difficultés qui sont devant nous, nous allons faire de la politique avec conviction.